Je n’y connais rien aux blogs, au fait de blogguer ou d’être un bloggeur, en tout cas pas plus que les autres millenials qui sont aussi des natifs digitaux. Je n’ai même pour ainsi dire jamais posté sur les réseaux sociaux. Pire encore, j’ai déjà quelques (douzaines) d’idées ou d’embryons de projets qui prennent une place non négligeable de mon espace mental (et parfois physique). Pourtant, me voilà à ajouter un nouveau projet - public, qui plus est ! - à la pile. Alors pourquoi ? Pourquoi m’infliger cela et prétendre que d’autres devraient aussi tenter l’expérience ?
Eh bien tout d’abord, merci de vous poser la question ! Puisque vous êtes curieux.ses, laissez-moi tout bêtement vous lister quelques raisons (la 3ème va vous étonner, tout ça) qui m’ont, personnellement, donné envie de lancer ce blog :
1 : C’est fun !
Regardez-moi droit dans les yeux, et affirmez sans trembler que vous n’avez jamais eu envie de parler des heures d’un sujet si spécifique que votre entourage ne pourrait même pas faire semblant d’être intéressé. Et si ce n’est pas le cas, remplacez “parler des heures d’un sujet spécifique” par “râler des heures sur n’importe quoi/qui” : vous avez forcément eu cette envie, non ? Eh bien avec un blog, plus besoin de trouver à qui parler de vos intérêts de niche ou de vos colères ; plus besoin de vous retenir de crier pour qu’on vous écoute ; vous pouvez tout laisser sortir, comme vous voulez, quand vous voulez.
Imaginez seulement tout ce que vous pourriez écrire : tout ce que vous voulez. Personne ne peut vous arrêter. Personne ne peut même savoir que c’est vous si vous restez anonyme. Allez, c’est le moment d’écrire cet article de 100.000 mots sur l’amour inconditionnel que vous avez pour votre chat !
2 : C’est gratuit !
Il y a tellement de moyens gratuits de lancer son blog de nos jours que la partie la plus difficile est devenue celle où il faut choisir l’un de ces moyens.
Mon petit ego-trip personnel est construit avec Hugo (et le thème PaperMod) et hébergé pour l’instant sur GitHub Pages, le nombre de choix à disposition est proprement absurde. C’est-à-dire que ce choix va des petits projets open-source à but non lucratif jusqu’aux plus grandes entreprises sur Terre : impossible de faire plus large !
3 : C’est un bon moyen d’envoyer votre syndrome de l’imposteur se faire voir
“Tout le monde s’en fout de ce que je pense” peut devenir “Tout le monde s’en fout, mais moi aussi !”. Et “Je n’ai rien d’intéressant à dire” peut devenir un article de 5000 mots sur votre chat et l’amour que vous lui portez. Et si les gens vous lisent quand même, ce sera un quand même un peu de leur faute.
Alors je sais, je sais : ça n’est souvent pas aussi facile. C’est vrai. C’est aussi très important de prendre le temps, de faire les choses à son rythme. Rien ne presse, après tout internet ne devrait pas (je crois) disparaître de sitôt. Et enfin il est aussi important de rappeler que vous n’avez pas à faire quoi que ce soit parce qu’un sombre inconnu vous dit que c’est super et parle de votre chat avec plus d’enthousiasme que vous1.
Cela étant dit, n’hésitez pas à partager le lien si jamais vous lancez un jour votre blog ! (Certes il n’y a pour l’instant aucun moyen de me contacter sauf en récupérant mon pseudo Github depuis l’url pour m’envoyer un message là-bas ce qui est peu pratique j’en conviens, mais je suis en train de chercher des solutions qui m’éviteront d’être spammé par des bots.)
A bientôt, j’espère !
Une des nombreuses choses qui vont sans dire, mais qui vont en fait bien mieux en le disant. ↩︎